QUESTIONS DE FOND...
What Content Management Won’t Do
Nous avons gardé dans cette traduction le style direct et « parlé » de l'auteur. L'original peut être consulté sur gadgetopedia.com
Ce que la gestion de contenu ne peut pas faire
Voici une liste des réflexions qui peuvent être faites aux entreprises qui pensent qu’un système de gestion de contenu est la réponse à toutes leurs peines concernant leur site internet. Le fait est que la gestion de contenu gère le contenu d’un point de vue simplement technique, pas sur le plan éditorial. La part éditoriale de la gestion de contenu vous revient entièrement.
La gestion de contenu ne fera pas la rédaction pour vous. Si vous n’aviez rien à dire auparavant, vous n’aurez toujours rien à dire. Vous aurez simplement une méthode organisée et structurée de ne rien dire. Rédiger et éditer est un savoir-faire qui s’apprend, et un système de gestion de contenu ne vous fournit pas tout à coup ce savoir-faire.
La gestion de contenu ne mettra pas le contenu en forme à votre place. Les développeurs de systèmes de gestion de contenu peuvent faire beaucoup structurer les contenus et fournir des interfaces qui rende facile d’avoir quelque chose qui fasse bien sur la page, mais il reste une bonne chance que vous vous affrontiez à un éditeur quelconque à un certain moment.
Si vous ne faites pas la différence, en effet, entre une liste à puces et une liste numérotée, ou si vous avez une propension irrationnelle à tout souligner, vous aurez probablement toujours ce problème, à moins que votre développeur ne neutralise votre interface de toutes les façons possible… et quand bien même, vous trouverez sans doute un moyen de contourner cela, non ?
Nous avons déjà abondamment discuté de la mise en forme de contenu. De fait, le meilleur système de gestion de contenu n’est en rien un substitut possible au mauvais goût.
La gestion de contenu ne vous empêchera pas nécessairement de paraître mauvais.Bien sûr, la gestion de contenu organise son propre workflow, dispose d’une échelle d’approbations et d’autres outils, mais s’assurer qu’uniquement les bonnes choses passent au travers du système dépend des capacités de celui qui approuve. Si ce dernier ne sait ni produire ni mettre en forme un texte, vous avez toujours un problème.
La gestion de contenu ne décidera pas de la politique éditoriale à votre place. A moins que vous ne soyez enclin aux arguments d’autorité à propos de ce qu’est un contenu « suffisant » pour un site, vous devez vous assurer que votre politique est soumise et agréée dès le départ.
La gestion de contenu ne vous forcera pas à écrire et à actualiser vos contenus. L’une des meilleures choses que j’ai entendue dire à propos de la productivité personnelle est « Le meilleur système du monde ne vous sauvera pas de votre propre défaillance ». C’est également vrai pour la gestion de contenu : vous pouvez rendre la contribution au blog de votre entreprise aussi simple que possible, quelqu’un aura quand même à prendre l’initiative du contenu. Autrement dit, la gestion de contenu peut rendre l’initiative plus facile mais ne sauvera pas de vos propres défaillances.
La gestion de contenu n’organisera pas automatiquement vos contenus. Elle rendra effectivement vos contenus plus faciles à organiser mais vous aurez toujours à fournir le plan de cette organisation. Il existe une science complète appelée « Architecture d’information » à ce sujet. Rappelez-vous : aucun système de gestion de contenu au monde ne sait effectivement de quoi vous parlez ou comment votre public attend d’interagir avec tout cela.
La leçon de base est donc que lorsque vous mettez en place un système de gestion de contenu, ce dernier ne peut être plus solide que le contenu sous-jacent. Si vous n’avez pas ce contenu, ou bien êtes incapables de le générer et de le mettre en forme sur un plan éditorial et grammatical, la gestion de contenu sert… à peu de choses.
La meilleure expérience que j’ai eue en matière de gestion de contenu fut pour un client de Toronto récemment. Avant même que je ne commence de bâtir le site, ils m’avaient donné tous les contenus en douzaines de documents Microsoft Word – un par page. Chaque page était prévue et avait été manifestement conçue par un rédacteur en collaboration avec un spécialiste des moteurs de recherche. C’était un contenu absolument parfait.
J’ai pu bénéficier d’une grande tranquillité d’esprit dans cette situation, car je savais le contenu validé dans ses dimensions à la fois éditoriale et technique. Ayant la partie technique déjà couverte, il était bon de savoir que quelqu’un d’autre avait investi toute la réflexion nécessaire sur l’autre face de la pièce. Le site final a dépassé les attentes de chacun.
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